ACTUALITE PME
REDRESSEMENT - REPRISE - CESSION - ENVIRONNEMENT ECONOMIQUE
Lundi 8 mars 2010
Les patrons inconcients ou trop optimistes ?
D'après une étude de LCL, le moral des patrons de PME françaises repart à la hausse en décembre 2009, après un léger recul en novembre. L’indice synthétique du baromètre a progressé de deux points, de 93 en novembre à 95 en décembre 2009. Rappelons que l'indice était à 110 en novembre 2007.
Si j'étudie bien les 5 statistiques officielles suivantes, il n'y a pas de quoi être très optimiste:
1-La dette de la France pesait 1.428 milliards d'euros fin juin 2009, soit approximativement 73,9% du PIB. Le déficit public devrait atteindre 77,9% à la fin 2009. Le gouvernement table sur un déficit public de 84% fin 2010.
2-Le solde des transactions courantes de la France affiche un déficit de 40,6 milliards d’euros en 2009 après 44 milliards en 2008.
3-Les chiffres du chômage au quatrième trimestre 2009 : + 0,5 % en trois mois, + 1,8 % dans l’année. L’accélération de la hausse nous ramène au niveau de 1999.
L'Insee ne prévoyait pas de repasser la barre des 10 % avant juin 2010. En France métropolitaine, 3,4 millions de personnes ne travaillent pas du tout mais souhaitent travailler.
25 % des moins de 25 ans;sont demandeurs d'emploi.
4-Les créations d’entreprises baissent en janvier 2010 par rapport au mois de décembre 2009 : -27,4 % pour les créations hors auto-entrepreneurs.
Le nombre de créations des 12 derniers mois est en hausse de 78,6 % par rapport aux 12 mois précédents lorsqu'on inclus les auto-entrepreneurs dans les créations d'entreprises
En janvier 2010, on dénombre 31 605 demandes de créations sous le régime de l’auto-entrepreneur, soit plus d’une création sur deux.
5-Pour l’année 2009, une augmentation de 11% des liquidations d’entreprises et une très forte augmentation des procédures d’observation.
Cette augmentation s’est concentrée sur le premier semestre 2009, il faut noter un léger recul (0,4%) pendant le dernier trimestre 2009
Quelles conclusions tirer de ce paradoxe entre l'augmentation du moral des patrons et la situation économique de la France?
-que les patrons sont d'abord intéressés par leurs propres statistiques: leur chiffre d'affaires, leur trésorerie, leur carnet de commandes et qu'ils se battent pour s'en tirer dans un environnement défavorable.
-que si les patrons n'étaient optimistes par nature, ils ne seraient pas devenus entrepreneurs. Il faut avoir une vraie dose de courage pour entreprendre dans un pays qui se place en queue de peloton pour l'esprit entrepreneurial (voir video sur www.tvdesentrepreneurs.com "pourquoi les français entreprennent moins que les Anglais et les Allemands")
-que c'est peut être pire ailleurs: en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie pour ne citer que nos voisins proches
Patrons si vous avez une baisse de moral venez nous voir dans la Caravane des Entrepreneurs ( www.caravanedesentrepreneurs.com ), elle réalise 46 étapes en 2010 et vous en trouverez une près de chez vous.
L'équipe de la Caravane a le moral, si nous ne l'avions pas nous ne ferions pas ce que nous faisons depuis 7 ans et souvent en nous battant contre un environnement parfois hostile. La dernière en date : la Direction générale du Pôle Emploi refuse de "s'associer à la Caravane des Entrepreneurs" et ce, sans nous donner la moindre raison. C'est vrai que TOUT EST GRATUIT dans la Caravane des Entrepreneurs et une initiative privée qui aide les gens -sans contribuer à l'augmentation du déficit public- c'est forcément louche !
Avec l'aide des experts de la Caravane, nous vous donneront les conseils pratiques et utiles dont vous avez besoin pour créer, reprendre, vous installer en franchise, vous développer ou vendre votre entreprise !
A bientôt dans la Caravane des Entrepreneurs
Vendredi 26 février 2010
Rapport Delevoye:
quand l'administration affaiblit la France
76 286 personnes ont saisi le médiateur de la République en 2009. Le rapport annuel fait état d'une progression de 20% des dossiers traités (43 481). Ces chiffres reflètent une dégradation des liens entre les administrés et leurs administrations. En cause, une complexité croissante de la loi "qui met sa compréhension hors de portée de l'individu. La conséquence : les administrés méconnaissent leurs droits, en mesurent mal la portée et ont souvent du mal à les respecter. Face à eux, des fonctionnaires peinent à appliquer la loi, à comprendre la finalité de leurs actions. (...) ils cèdent parfois à la tentation d'une application des textes plus formelle qu'humaine."
La complexité croissante du système administratif, son information standardisée, son accueil dépersonnalisé voire déshumanisé par l'informatisation, participent à la pression sociale et fiscale qui pèse sur les particuliers et singulièrement sur les entreprises (1). Bras armé d'un Etat dépensier et gaspilleur, cette administration chargée de collecter les impôts, les taxes et les charges, est en fait devenue une des causes essentielles de la mortalité des entreprises et du stress auquel sont soumis les salariés et patrons du secteur privé. Le médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, parle d'une "usure psychique" des citoyens. Le Cerf reçoit régulièrement des témoignages de patrons à bout, prêts à cesser leur activité pour avoir la paix. Beaucoup de chefs d'entreprise ont le sentiment d'être harcelés par l'administration : ils ne comprennent pas le zèle de certains fonctionnaires au moment où ils déploient une énergie sans bornes pour sauver leur activité et les emplois, pour continuer à créer la richesse nécessaire pour payer ces mêmes fonctionnaires, alors qu'eux-mêmes ne peuvent parfois plus se rémunérer depuis des mois... Dès lors, comment s'étonner que la France détienne le record du nombre de défaillances d'entreprises de l'OCDE, même hors période de crise ?
Par exemple, que dire de l'Urssaf qui se vante d'obtenir un taux de recouvrement des cotisations record, mais oublie de dire que l'inscription du privilège de la Sécurité sociale est responsable d'un nombre important de défaillances d'entreprises et donc de la mise au chômage de salariés ? En effet, il suffit d'un avis à tiers détenteur pour que les comptes de l'entreprise soient bloqués : l'activité n'est alors plus financée, l'entreprise se retrouve alors rapidement en redressement ou en liquidation judiciaire... Heureusement, la situation commence à évoluer : le ministre du budget, Eric Woerth a repris la proposition du Cerf d'assouplir l'inscription du privilège et de permettre à une entreprise en difficulté de demander - avant la date échue - un échelonnement des cotisations patronales (2). Dans la circulaire du 23 mars 2009, Eric Woerth recommandait même aux Urssaf de « développer des procédures amicales » à l'égard des chefs d'entreprise. Cela n'a pourtant pas empêché des patrons de constater que leur Urssaf continuait à leur envoyer l'huissier en guise de geste amical...
Au stress quotidien du patron, dont l'objectif est de remplir son carnet de commande et de boucler son mois, s'ajoute donc un stress artificiel et destructeur créé de toute pièce par une administration qui n'est pas toujours au service des citoyens qu'elle est pourtant censée servir. Un dévoiement de sa mission dénoncé par le Cerf : les Créateurs plaident, depuis leur création, pour une administration de prévention et de conseil, plutôt qu'une administration de contrôle et de sanction. Car au final, la croissance et les finances publiques pâtissent de cette inflation des lois et des excès de zèle de ceux qui appliquent les consignes sans humanité et sans discernement, en s'exonérant de la responsabilité de leurs actes et de leurs conséquences, sous couvert de la légitimité de leur mission. Quand l'administration est aveugle, le fouet de l'Etat inflige des blessures graves et profondes à la France. Le Médiateur de la République est en train de nous le rappeler.
Mercredi 17 février 2010
Le droit au crédit opposable, une idée qui fait son chemin.
Le Cerf a lancé l'idée du droit au crédit opposable au moyen d'une pétition qui a déjà récolté plusieurs milliers de signatures. Cette proposition a reçu lundi le soutien du député Nicolas Dupont-Aignan lors d'une conférence de presse sur le rôle des banques dans la fragilisation du tissu économique. Le Cerf se félicite que de plus en plus de parlementaires soient sensibilisés aux difficultés rencontrées par les entreprises avec leur banque : beaucoup d'entre eux sont en effet interpellés dans leurs circonscriptions par des patrons sur la restriction du crédit - en particulier le crédit de trésorerie - et sur les frais bancaires qui réduisent leur pouvoir d'achat. Et les médias ? L'AFP et les grands médias nationaux ont relayé les préoccupations des patrons : Nicolas Dupont-Aignan avait invité des chefs d'entreprise à témoigner lors de sa conférence de presse à l'Assemblée nationale. Cinq patrons de TPE-PME ont ainsi expliqué devant les journalistes comment des activités rentables sont encore mises en péril par la faute de banquiers qui soit leur coupent tout accès à des liquidités, soit les ponctionnent chaque mois avec des intérêts, commissions d'intervention et autres frais qui mangent leur marge et empêchent ces petites entreprises de reconstituer leur trésorerie.
La pétition contre les abus bancaires lancée par le Cerf et la Fnacab sur www.petition-contre-les-abus-bancaires.org, dénonce justement ces frais bancaires abusifs, et en particulier ces banques qui préfèrent facturer des découverts à des taux proches de l'usure plutôt que d'accorder des crédits court terme du même montant au prix du marché. C'est ainsi que notre proposition pour un droit au crédit opposable prend tout son sens : une banque ne pourrait plus refuser un crédit à un client qui aurait démontré qu'il a les moyens matériels d'honorer les échéances. Concrètement, il s'agirait de contraindre les banques à motiver par écrit tout refus de crédit : le client aurait alors la possibilité de contester cette décision devant le Médiateur du crédit. Si ce dernier juge le refus infondé et ne trouve pas de solution satisfaisante avec la banque alors le dossier serait transmis automatiquement à la DGCCRF qui pourrait le traiter pour refus de vente ou pour discrimination.
Le droit au crédit opposable revient donc à considérer que le montant d'un prêt ne peut être déterminé que par la capacité de remboursement du client et non sur des critères flous du genre : « c'est la crise » ; « votre secteur d'activité va mal » ; « manque de fonds propres » ou « c'est ma hiérarchie qui bloque »... Le droit au crédit opposable ne consiste donc pas à exiger que demain les banques prêtent à des clients non solvables comme les banques américaines l'ont fait en distribuant des prêts immobiliers à des ménages qui n'avaient pas les moyens de payer les mensualités. Le droit au crédit opposable, c'est au contraire exiger des banques, un comportement responsable au service de ceux qui créent les richesses, et non au service de ceux qui jouent avec... sur les marchés financiers.
Samedi 12 décembre 2009
Fin de la crise économique....reprise ou rechute...?
La quasi-faillite de l'émirat de Dubaï, la grave dérive budgétaire de la Grèce, les craintes grandissantes sur la situation de l'Espagne, de l'Irlande et du Portugal, ainsi que la très mauvaise santé des pays baltes font redouter l'existence de bombes à retardement dans les comptes des Etats et les bilans des banques.
La persistance des destructions massives d'emplois aux Etats-Unis comme en France et le recul des commandes industrielles au Japon nourrissent un regain de pessimisme chez les consommateurs.
Il n'est pas étonnant que l'aversion au risque reprenne. Les marchés deviennent nerveux : le cours du baril de pétrole a reculé de 80 dollars à 71 ; en deux mois, la Bourse de Dubaï a perdu près de 25 % de sa valeur ; sur le marché de la dette, les emprunts grecs ont vu en quelques jours leur taux bondir. Pour se financer, l'Etat grec doit payer une prime de risque : elle emprunte à dix ans à un taux d'intérêt de 5,5 % contre 3,15 % pour l'Allemagne.
S'agit-il des inévitables rebondissements d'une crise historique ou des signes avant-coureurs d'une rechute de l'économie mondiale ? Les plus pessimistes y voient la preuve de la pertinence de leur thèse dite du "W", selon laquelle la reprise actuelle sera suivie d'une rechute.
L'économiste Jacques Attali fait partie de ceux-là. Selon lui, si les marchés boursiers en Europe ou aux Etats-Unis ne craquent pas, c'est grâce à la surabondance de liquidités. Les Etats et les banques centrales ont inondé le monde d'argent pour soutenir les économies mais de façon artificielle.
"Sur les marchés boursiers, les investisseurs achètent, mais savent qu'il se passe quelque chose. Ils se comportent comme des voleurs prêts à dérober ce qu'il y a dans un coffre-fort, sachant que la police va arriver", estime M. Attali.
Jusqu'ici, l'économie mondiale semblait pourtant presque tirée d'affaire. Depuis le printemps, la capitalisation boursière mondiale avait regagné la moitié de ses pertes enregistrées depuis fin 2007 ; les cours des matières premières avaient rebondi de 50 % à 100 % par rapport à l'effondrement qui suivit la faillite de Lehman Brothers.
Les unes après les autres, les grandes économies repartaient à la hausse à l'image des Etats-Unis et de l'Union européenne (UE). Aujourd'hui, le marché semble peu à peu prendre conscience de la fragilité de cette reprise. Et de sa dépendance aux aides des Etats, qui ont contribué à creuser des déficits abyssaux. En Grèce, la dette publique atteint 295 milliards d'euros, soit 120 % du produit intérieur brut (PIB). Du jamais vu. Au Japon, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, les déficits inquiètent aussi.
"Il y a un moment où il faut que cet endettement s'arrête, que la consommation et la production repartent. Tous ces signes, la Grèce, l'Espagne, ne sont pas positifs pour le long terme", s'inquiète Gregori Volokhine, gérant chez Meeschaert à New York.
Patrick Artus, responsable de la recherche chez Natixis, juge lui aussi cette situation très bancale. Les Etats, via des réductions d'impôts ou des mesures exceptionnelles comme la prime à la casse, ont réussi à enclencher une reprise, en dopant la consommation. Ainsi, en dépit de la montée continue du chômage, " le pouvoir d'achat des ménages a progressé de 3 % en un an, dans la zone euro", calcule-t-il.
Mais après ? Selon lui, en maintenant le même niveau de dépenses publiques, souvent à la limite du soutenable, la croissance prendra inévitablement la forme d'une racine carrée, c'est-à-dire que la reprise serait suivie d'une stagnation. Il pense que les pays émergents ne suffiront pas à faire repartir la croissance, tandis que le monde occidental patinera.
La théorie de la rechute dite du W est appuyée par les données macroéconomiques : la croissance aux Etats-Unis pour le troisième trimestre, estimée d'abord à 3,5 % en rythme annualisé, a été révisée à 2,8 %. Au Japon, elle a été abaissée de 1,2 % à 0,3 %. Si les entreprises affichent des bénéfices "c'est qu'elles réduisent leurs coûts", analyse M. Artus.
"Poussée du chômage"
Nicolas Bouzou, économiste chez Astérès, considère lui aussi que les conditions d'un nouveau fléchissement sont réunies. "Depuis cet été, on confond croissance et niveau d'activité, estime-t-il. Celui-ci demeure très bas car le restockagge touche à sa fin et les excédents de capacité de production demeurent importants, ce qui explique l'absence d'investissements et la persistance des suppressions d'emplois."
Autre raison de l'atonie de la consommation : la situation financière des ménages. "La baisse des prix à la consommation touche à sa fin et leur situation financière commence à se détériorer sous l'effet de la poussée du chômage", prédit-il.
Pour autant, si le scénario d'une rechute brutale n'est pas à exclure, si la nervosité s'installe sur les marchés, "les autorités en ont pris la mesure", juge Thomas Della Casa, responsable de la recherche chez Man Investments en Suisse. Le Fonds monétaire international (FMI) a certes révisé ses prévisions à la hausse, mais ne cesse d'évoquer une reprise très fragile. "Nous avons évité la catastrophe, (...) mais ce n'est pas la grande forme ! expliquait Olivier Blanchard chef économiste du Fonds dans Le Monde du 24 novembre. Nous savons que, dans les économies avancées, la demande des investissements résidentiels ou non résidentiels demeureront faibles un certain temps."
A plusieurs reprises, le FMI a ainsi mis en garde les Etats contre un arrêt trop rapide des stimuli qui pourrait faire replonger l'économie comme cela s'était produit en 1937 aux Etats-Unis. Les banques centrales en Europe et aux Etats-Unis ont, elles, clairement fait savoir qu'il était encore trop tôt pour mettre en place des politiques monétaires plus orthodoxes et pour remonter leurs taux.
Pour l'heure, l'inflation n'est pas encore une menace, même si les excès de liquidités nourrissent diverses bulles spéculatives notamment dans les matières premières comme l'or et le cuivre, ainsi que sur certaines places boursières asiatiques comme à Taïwan et à Shanghaï.
Or, dit M. Della Casa, "pour que la croissance connaisse un "w" il faut trois facteurs : que la demande des pays émergents recule, que les grands Etats resserrent les budgets, que les banques centrales relèvent les taux d'intérêt". Autrement dit, si une rechute ou une "correction" de l'économie mondiale doit avoir lieu ce n'est peut-être pas pour tout de suite.
Alain Faujas et Claire Gatinois
Article paru dans l'édition du Monde du 12.12.09
Lundi 13 juillet 2009
"Ce sont les grandes entreprises qui ont raflé toutes les aides gouvernementales"
www.lexpansion.com - Propos recueillis par Danièle Licata -
Noël Amenc, professeur de finance à l'EDHEC Business School vient de co-publier, avec son collègue Benoït Mafféï,
"L'impuissance publique, le déclin économique français depuis Napoléon".
Un ouvrage qui remet en cause le mythe de la toute puissance publique et de la capacité des politiques publiques à enrayer le long déclin économique de la France.
A l'heure où le retour de l'Etat fait consensus dans la classe politique,votre livre remet en cause le mythe de la toute puissance publique et de la capacité des politiques publiques à enrayer le déclin économique de la France. Votre constat est sévère. Pourquoi ?
En effet, les politiques menées sur trois décennies n'ont pas été capables d'enrayer le déclin industriel français, qui est aujourd'hui l'un des plus avancé des grands pays de l'OCDE. Pourtant en la matière, les gouvernements successifs ont été ambitieux. Il y a eu la politique de plans entre 1974 et 1981 ensuite la grande vague de nationalisation.
Mais celles-ci n'ont permis ni de protéger l'industrie manufacturière existante ni de créer des avantages technologiques de façon à créer en France des industries de pointe.
L'explication ? Parce que ce sont les grandes entreprises qui ont raflé toutes les aides gouvernementales ne laissant aucune chance à celle de plus petite taille.
Résultat : première nation scientifique en 1800, la France n'est plus, depuis plus d'un siècle et demi, un pays leader en matière de progrès technique. Elle n'a pas su, non plus, profiter des opportunités de la révolution des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication.
Au moment où le gouvernement s'apprête à relancer une grande politique industrielle nationale, vous êtes confiant ?
L'Etat ne dispose pas forcément de l'expertise technique, industrielle et managériale pour être un grand stratège. Ni même d'ailleurs pour être un négociateur avisé ou un bon gestionnaire d'initiatives.
Ce dont je crains c'est qu'une fois de plus, les moyens soient concentrés sur un petit nombre de grandes entreprises au détriment des PME. Or ce sont elles qui sont les leaders incontestés en Europe et notamment en Allemagne et en Italie.
La France a fait d'autres choix.
Elle a développé une économie de services, surtout de services à la personne, caractérisée par de faibles gains de productivité et donc par une faible hiérarchie des salaires.
Ce qui veut dire que sans industrie, le niveau de vie des Français aura du mal à augmenter.
mardi 28 avril 2009
L'Intégrale:
Le discours de Nicolas Sarkozy et Zapatero à Madrid,
document vidéo, en différé la conférence de presse du Président Français et du Chef de l'Etat Espagnol,
lundi 27 avril 2009
Vie des affaires
Groupe de PME
Dettes envers les filiales et risque de redressement
Une société s'opposait à sa mise en redressement judiciaire, estimant que ses dettes envers ses filiales ne devaient pas être prises en compte. Rappelons que toute entreprise est mise en redressement ou en liquidation lorsque son actif disponible ne permet plus de couvrir son passif exigible. La contestation de la société a été repoussée : les dettes de la mère à l'égard de ses filiales font partie de son passif, même si leur remboursement n'est pas demandé.
vendredi 24 avril 2009
Comptabilité
Conférence
Financement des entreprises en période de crise
L'Association française des credit managers (AFDCC) Rhône-Alpes, en partenariat avec l'Association française des trésoriers d'entreprise (AFTE), propose un petit déjeuner-débat le 5 mai prochain, à Lyon, sur le thème « Médiateur du crédit et financement des entreprises en période de crise ». Thierry Bezanson, délégué régional de l'AFDCC, animera cette réunion où seront abordées notamment les questions suivantes : - À qui est destinée la médiation du crédit et quel est le traitement d'un dossier ? - Quel est le bilan du dispositif quelques mois après son lancement ? - Quelles sont les évolutions attendues, notamment par rapport aux financements à court terme et à l'assurance crédit ? |
http://www.afdcc.com [...] |
Nippon Paper va arrêter douze machines à papier
Face à la baisse spectaculaire de la demande, le groupe japonais Nippon Paper, sixième fabricant mondial, a décidé d’arrêter définitivement douze machines à papier et carton et trois machines de couchage, ce qui correspond à une capacité de production annuelle de 575 000 tonnes. Nippon Paper compte ainsi concentrer son activité sur ses machines les plus productives pour réduire les coûts. Le groupe va aussi cesser toute production sur ses machines à papier pendant les opérations de maintenance, ce qui réduira sa capacité de production de 300 000 tonnes. Près de 900 000 tonnes seront donc retirées du marché par le seul Nippon Paper cette année.
ARCHIVES
mardi 11 décembre 2007
L'impôt forfaitaire annuel et les raisons de sa suppression
Extrait du NouvelObs.com - 07/12/07
"Voici la description de l'impôt forfaitaire annuel (IFA) et les raisons de sa suppression en 2009, annoncée par le président Nicolas Sarkozy, vendredi 7 décembre..."
mercredi 7 novembre 2007
12,3 milliards d'euros d'investissements publicitaires dans le marketing direct en 2006
Si la majeure partie des investissements publicitaires en marketing direct profite aux supports papier, c'est Internet qui marque la progression la plus importante.
mardi 30 octobre 2007
"Message d'alerte à l'attention des entreprises : PME, commerçants, artisans, professions libérales, associations…"
mercredi 10 octobre 2007
Développer les entreprises...
on commence par un chiffre... Le montant du déficit commercial en Aout publié hier par le ministère de l’Economie... 2,8 milliards d’euros... ce qui porte à 22,4 milliards le déficit cumulé sur les huits premiers mois de l’année... La situation continue de se dégrader...
Le tribunal de commerce de Lons le Saunier a placé le fabricant de jouets Smoby en redressement judiciaire...Le récent repreneur américain MGA est donc désavoué... 1300 emplois directs sont concernés... les administrateurs devront trouver de nouveaux candidats au rachat du groupe, numéro un français du secteur...
Louis Gallois veut tout simplement supprimer les stock-options chez EADS, le groupe qu’il dirige... Conscient du malaise créé par les soupçons de délits d’initiés qui pèsent sur les dirigeants du groupe en 2005-2006, le PDG français arrivé depuis, et donc hors de cause, a clairement dénoncé hier ce système d’intéressement qui, selon lui, ressemble à une « loterie »... Dans une interview au quotidien "le Monde", il propose de les supprimer, lors du prochain conseil d’administration.
Et puis, un français sur trois a renoncé à voir un médecin spécialiste à cause du délai d’attente, selon un sondage IPSOS publié hier par le Collectif interassociatif sur la santé.... Son président Christian Saout tire la sonnette d’alarme sur la crise financière du système de soins et demande aux syndicats et aux mutuelle de se regrouper pour éviter à des malades isolés de perdre leur droit à la santé...
A suivre aujourd’hui ???
La tête au carré, l’émission scientifique de France Inter à 14h cet après midi... Mathieu Vidard recevra Albert Ferte, qui vient d'obtenir le prix Nobel de physique ... un prix également décerné au physicien allemand Peter Grünberg pour l’importance de leurs travaux sur les têtes de lecture magnétiques et la découverte de la magnétorésistance géante... Ce qui a permis de miniaturiser les disques durs ... et d’en équiper par exemple les téléphones portables, lecteurs MP3 et autres appareils photos numériques...
--------------------------------------------------------------------------------
Bernard Maris bonjour... Ce matin, vous nous parler d’un paradoxe français.... Depuis quelques années, la création d’entreprises se porte bien mais la France a du mal à faire grandir ses entreprises ...
Il y a beaucoup de très petites entreprises en France, c’est le secteur de l’artisanat et des professions libérales notamment. Il s’en crée beaucoup, et beaucoup disparaissent assez vite, sans avoir le temps d’embaucher un seul salarié. Vous vous souvenez de la phrase de Raymond Barre : chômeurs créez votre entreprise ! Et bien, on observe que dans les périodes de fort chômage, la création d’entreprise est importante ; comme en ce moment on est en période de décroissance du chômage, on peut en déduire que les créations ne sont pas forcées, obligées par le marché du travail, mais résultent d’un regain d’esprit d’entreprise.
Mais les petites entreprises ne suffisent pas à assurer un tissu industriel...
Absolument pas. La grande faiblesse de la France, par rapport à l’Allemagne, surtout à l’Allemagne, mais aussi par rapport aux Etats-Unis, à la Grande Bretagne, et même par rapport à l’Italie, c’est son manque d’entreprises de taille moyenne. Il y a de très grosses multinationales en France, qui font leurs profits à l’étranger et qui embauchent à l’étranger, plus une myriade de toutes petites entreprises, et entre les deux rien. 97% des entreprises françaises ont moins de 20 salariés, et 99% moins de cinquante. Il n’y a pas, ou peu, la grosse PME à l’Allemande, bien implantée sur les marchés étrangers, qui exporte de la machine, mais qui embauche dans le pays.
Et le gouvernement affiche sa volonté de relancer le développement de ces entreprises moyennes avec son futur plan « force 5 », dont il parle depuis Juillet dernier...
Pour favoriser l’émergence de 2000 entreprises de 500 salariés d’ici 5 ans ! Je dois dire que ça fait des décennies qu’on se plaint de ne pas avoir de tissu industriel continu en France. Il y a deux difficultés à prendre en compte : 1) la législation est trop compliquée et différente selon la taille des entreprises, et il y a des effets de seuil : un comité d’entreprise à partir d’une certaine taille, une défiscalisation à partir d’une autre, les 35 heures à partir d’une troisième etc. 2) Une entreprise en croissance doit être financée. Or on prête qu’aux riches, c'est-à-dire aux grosses entreprises. L’URSSAF autorise des retards de paiements aux grosses, qu’elle ne tolère pas chez les petites, et plus vous êtes petit, plus on vous ennuie, plus les intérêts qu’on vous prend sur les découverts sont élevés, et moins on vous fait de facilités de crédit, même si vous prenez des risques, surtout si vous innovez et prenez des risques. Il y a là un immense champ de rénovation à entreprendre, mais ça fait soixante ans qu’on en parle !
Et on en parlera encore aujourd’hui au salon des micro-entreprises, lors d’un débat intitulé « les souris d’aujourd’hui deviendront-elles les gazelles de demain ? »... Salon qui se tient jusqu’à demain soir au Palais des congrès de Paris.
--------------------------------------------------------------------------------
Mardi 09/10/2007
Une faillite sur cinq touche le bâtiment
Selon un rapport réalisé par Altares et Deloitte Finance sur les 10 dernières années, 99.800 entreprises du bâtiment ont été en faillite sur les 486.000 défaillances étudiées. Ce chiffre important touche essentiellement les petites structures. Détail de l’enquête avec Thierry Millon, responsable des Etudes chez Altares.
Sur les 486.000 défaillances étudiées sur une durée de 10 ans par le cabinet Deloitte Finance et la société Altares, 99.800 concerne le bâtiment, soit une faillite sur 5. «Ce secteur draine beaucoup de créations d’entreprises, ce qui entraîne forcément beaucoup de risques», explique Thierry Millon, responsable des Etudes chez Altares.
Sur l’ensemble des défaillances analysées, 312.000 ont fait l’objet de liquidations directes. Le taux de redressements judiciaires a atteint son niveau le plus faible depuis 10 ans avec 34,1% des procédures contre 36% en moyenne, au cours des années précédentes. Dans le bâtiment, on recense un pourcentage de 39% : «Ce chiffre un peu plus élevé traduit plus d’opportunités de survie».
La faillite concerne surtout les petites structures
Toutefois, alors que 64% des sociétés sont en liquidation directe, le pourcentage pour le bâtiment affiche 61% : «ce sont les petites structures qui sont les plus touchées car elles travaillent sur plusieurs chantiers à la fois, gèrent plusieurs choses à la fois et ne voient pas forcément arriver les difficultés suffisamment tôt pour régler les problèmes en amont», indique Thierry Millon. D’autre part, 26,5% des entreprises du bâtiment obtiennent un plan de continuation, c'est-à-dire un plan de remboursement échelonné sur plusieurs années et seulement 3,5% décroche un plan de cession alors que la moyenne pour l’ensemble des entreprises est de 8,35% : «ce phénomène s’explique par le fait que les petites entreprises du bâtiment n’ont souvent rien à céder, qu’elles ont souvent d’importants problèmes financiers, qu’elles possèdent un dirigeant titanique. De ce fait, elles ont très peu de chance de s’en sortir», indique Thierry Millon.
88% des entreprises du bâtiment liquidées
Au total, sur 100 faillites du bâtiment, 88,3% sont liquidées soit tout de suite, soit après redressement judiciaire. Concernant la loi de sauvegarde, qui a pour objectif de mettre en place un plan pour traiter les difficultés d’une entreprise afin qu’elle continue son activité, seules 34 entreprises du bâtiment en ont profitées sur les 9 premiers mois de 2007. Sur l’ensemble des activités, on en recense 370. «Les professionnels du bâtiment des petites sociétés voient souvent arriver leurs difficultés trop tardivement. Ils ne peuvent donc pas avoir recours à la loi de sauvegarde. En effet, ils sont bien souvent de meilleurs techniciens que gestionnaires», conclut Thierry Millon.
Céline Galoffre
http://www.batiactu.com ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
mercredi 26 septembre 2007
Recherche en ligne : Google indétrônable
Une récente étude confirme la suprématie de Google sur son marché. Loin d'être étonnants, les résultats de cette enquête réaffirment également la bonne santé du média internet.
Avec 85,8 % de part de marché, Google ressort indéniablement - et sans surprise - vainqueur de l'étude publiée par l'institut de mesure d'audience comScore (nom de code : qSearch 2.0) sur les activités de recherche en ligne en France. La suprématie du célébrissime moteur est sans appel : l'ensemble des sites du groupe Google (Google.com, YouTube, etc.) affiche en prime une progression de trois points par rapport à janvier 2007 !
Très loin derrière, les autres moteurs se situent tous sous les 5 % de part de marché. Les sites du groupe Yahoo! arrivent en tête des challengers avec... 3,8 %, suivis des sites Microsoft (Microsoft.com, MSN, etc.) qui atteignent péniblement 3,4%. Les chiffres de l'étude soulignent dans le même temps que les gros moteurs de recherche ne sont pas seuls sur ce marché : eBay arrive à la quatrième place avec 2,2 % de part de marché.
Enfin, l'étude révèle que près de 2,4 milliards de recherches ont été effectuées en France sur le seul mois de juillet 2007, soit une hausse de 15,2 % par rapport à janvier dernier. Et les usagers du "web search" hexagonal - ils sont 23,2 millions sur 25,7 millions d'internautes - consacrent en moyenne 12 jours par mois à cette activité !
lundi 24 septembre 2007
Le CNE : le ' Contrat Nouvellement Exclu '
Pour mémoire, le contrat nouvelles embauches (CNE) est un contrat de travail à durée indéterminée, à temps complet ou à temps partiel, qui a la particularité d’être assorti d’une période de deux ans, dite de « consolidation de l’emploi » au cours de laquelle, l’employeur ou le salarié peut décider, par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, de rompre le contrat sans qu’il soit nécessaire de motiver cette décision.
Le contrat doit être conclu par écrit et préciser qu’il s’agit d’un contrat de travail « nouvelles embauches », soumis, à ce titre, à l’ordonnance n° 2005-894 du 2 août 2005. A l’expiration de ce délai de deux ans, le CNE est entièrement soumis à la réglementation afférente au contrat de travail à durée indéterminée. Dans un arrêt du 6 juillet dernier, la Cour d’appel de Paris a crée la surprise en remettant en cause les recours au CNE au motif que l’ordonnance précitée instituant le CNE n’était pas conforme à la convention OIT n°158.
Certes, la mise en œuvre des CNE avait suscité de nombreuses critiques, mais la pratique a révélé que le recours à ce type de contrat était croissant. Employeurs et salariés avaient donc réussi à percevoir dans ce contrat une réelle satisfaction, liée notamment à sa flexibilité lors des deux premières années d’exécution.
Les nombreux commentaires qui ont été rédigés à la suite de cette décision mettent notamment en exergue l’impact économique que pourrait avoir une refonte générale de la règlementation des CNE.
En effet, plusieurs centaines de milliers de CNE ont été conclus (900 000 a priori), sur le fondement de cette ordonnance dont les fondements sont aujourd’hui contestés.
Dans ces conditions, il pèserait désormais sur les employeurs un risque majeur afférent à la requalification des CNE en contrat à durée indéterminée, ce qui aura nécessairement des conséquences financières en cas de rupture du contrat de travail, au cours des deux premières années.
Il ne peut être que recommandé aux entreprises concernées par des CNE de prendre des précautions toutes particulières lors de la rupture de ces contrats au cours de la période dite de consolidation en motivant leur décision. En agissant de la sorte, les employeurs écartent le risque de requalification ultérieure de cette rupture en « licenciement abusif ».
Source
http://www.lesclesdelinfo.comAuteur: Karine Clolus-Dupont / Célia Dufour
www.dalverny-demont.com Société d'avocats - 23 rue d'Anjou 75008 Paris – France
mardi 11 septembre 2007
Baromètre août des PME-PMI
Voici le baromètre BPL-AFG de Vitalité des PME-PMI pour les résultats fin août 2007 : la vitalité se maintient malgré un manque de visibilité...
La stabilité de l'indicateur global en août masque une grande hétérogénéité de ses éléments :
- l'activité se maintient à un bon niveau, mais de manière contrastée selon le secteur ou la région. Le BTP et les Transports affichent une
excellente santé et les patrons du Nord et de l'Est sont près d'un sur deux (47 %) à annoncer une activité en hausse.
- la rentabilité chute de 10 points avec, malgré tout, une très forte stabilisation pour la majorité de PME : 59 % des PME déclare une
stabilisation de leur rentabilité.
- l'emploi bondit de 10 points à un niveau jamais atteint depuis plusieurs années et qui devrait continuer sur sa lancée dans les prochains mois.
- les investissements se tassent mais il est à noter que la proportion de PME qui baissent leurs investissements est historiquement faible depuis trois mois.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Lundi 10 septembre 2007
Windows Live Suite à l'assaut du web 2.0
Microsoft rassemble l'ensemble de ses services en ligne - mail, messagerie instantanée, blog, photos, etc. - dans une suite à installer sur le poste de travail Windows. En ligne de mire : Google et Yahoo.
Microsoft vient de lancer Windows Live Suite en version beta. Cette suite de logiciels et de services en ligne vise le grand public et les TPE. Microsoft espère ainsi contrer Google et son Google Pack ainsi que les services en ligne de Yahoo. Windows Live Suite permet d'envoyer et de recevoir des e-mails (Windows Live Mail), de dialoguer en temps réel (messagerie instantanée Windows Live Messenger 8.5), de publier des albums photos en ligne (via Windows Live Photo Gallery sur Live Spaces), de publier des articles sur un blog (Windows Live Writer), de filtrer l'accès à certains sites sensibles (Windows Live OneCare Family Safety), et de bloquer les pop-ups mais aussi d'effectuer plus facilement des recherche avec Live Search via la barre d'outils Windows Live Toolbar destinée à Internet Explorer.
La plupart des services en ligne de Windows Live Suite possèdent un logiciel client qui s'installe sur le PC de l'utilisateur. Typiquement, le successeur d'Outlook Express, Windows Live Mail, permet d'accéder à plusieurs comptes Hotmail, Live Mail, POP3, etc. en même temps. Windows Live Mail est accessible à la fois en ligne via un webmail AJAX, et depuis un logiciel client à télécharger et à installer sur son poste de travail. Pour faciliter la vie des utilisateurs, l'ensemble de la suite se déploie grâce à un seul assistant (2 Mo) qui permet de sélectionner les logiciels et services à installer. Face à la montée en puissance des applications en ligne de type "web 2.0", Microsoft s'est donc finalement décidé à appliquer la stratégie qui lui a toujours réussi : proposer les mêmes services en ligne que ses concurrents, mais accessible depuis des clients Windows.
Grâce à SilverLight, l'éditeur portera très certainement les clients de Windows Live Suite sur Mac et Linux. Microsoft prépare en effet un glissement progressif de ses outils sur toutes les plates-formes. Or, SilverLight fonctionne déjà sous Mac et il sera bientôt disponible sous Linux. Partenaire de Microsoft, Novell s'est engagé à porter le moteur sous Mono, la version open source de .NET pour Linux.
vendredi 07 septembre 2007
Pour accompagner les entreprises responsables
Une vague "verte" semble déferler à l'occasion de cette rentrée. Les fournitures scolaires sont bien sûr concernées mais également les fournitures de bureaux. Si l'annonce par Casino (après l'anglais Tesco) de lancer dès 2008 un affichage mettant en avant le "bilan" CO2 de chaque produit (alimentaire en marque distributeur dans un premier temps) fait aujourd'hui l'actualité, il faut rappeler que la société
"Un Bureau sur la Terre" créée en janvier 2006 propose déjà une gamme complète de fournitures de bureau à valeur ajoutée environnementale ou sociale. D'ailleurs au fur et à mesure de son développement, "Un bureau sur la terre" a décidé de proposer d'autres produits ou services annexes qui ont un intérêt pour l'entreprise comme des produits d'entretien et des objets publicitaires.
La mission de cette entreprise est de favoriser les initiatives écologiques et sociales au sein des entreprises. Pour ce faire, ce partenaire développe une offre produits et un panel de services dédiés aux entreprises, qui leur permet simplement et rapidement de réduire leur empreinte écologique ou d'agir pour une meilleure équitée sociale.
mercredi 29 août 2007
La dématérialisation et le créateur d’entreprise
Renaud Dutreil, ministre des PME, a récemment annoncé une série de simplifications dans la démarche de création d'entreprises lors du Salon des entrepreneurs de Paris 2007.
Inscrivant les nouvelles dispositions dans la ligne des réformes engagées depuis 2003, le ministre indique qu'il sera possible, dans les mois à venir, de faire parvenir sous une forme dématérialisée les pièces justificatives à la création d'une entreprise.
Ce que les patrons attendent du crédit d'impôt
DERRIÈRE un porche, au premier étage d'un immeuble rue d'Enghien à Paris, des ingénieurs en blouse blanche manipulent du matériel sophistiqué. Valérie Pécresse, ministre de la Recherche, vient de pénétrer chez Mauna Kea Technologies, une entreprise innovante qui développe des systèmes d'imagerie moléculaire, aujourd'hui dans 12 pays. La moitié de ses effectifs (40 personnes) se consacre à la recherche. Typiquement le genre d'entreprise qui va bénéficier du nouveau crédit d'impôt (CIR) équivalant à 30 % de l'ensemble de leurs dépenses de recherche. Une mesure sur laquelle le gouvernement compte à la fois pour se rapprocher des objectifs de Lisbonne - consacrer 3 % du PIB à l'innovation -, attirer des centres de R & D étrangers... et éviter que d'autres ne s'en aillent.
Lire la suite...
A lire et à écouter sur le même sujet:
Geoffrey Roux de Bézieux (Croissance Plus) : « Le crédit d'impôt recherche est une usine à gaz »
L'association d'entrepreneurs, orientée high-tech, craint une baisse des crédits privés. Et espère une réforme de l'Etat.
mardi 28 août 2007
Les Français sont technophiles
La France en tête des pays européens ! Une rareté qui concerne les modes d’adoption et d’utilisation des nouvelles technologies. En effet, la dernière enquête Forrester Consumer Technographics démontre que nous sommes devenus de véritables technophiles. Aujourd’hui, 79 % des Français sont connectés au haut-débit, contre 72 % en moyenne chez les européens. Nos e-compatriotes sont également les plus intéressés (39 %) à l’idée d’accéder aux services Triple Play (Internet + téléphone + télévision), enfin 21 % des Français disposant de l’Internet mobile sur leur téléphone l’utilisent au moins un fois par mois.
Lithotech France, ex-Danel, a déposé le bilan
On s'achemine vers un plan de cession de l'entreprise.
Malgré les efforts entrepris par son management depuis plusieurs années, Lithotech France a déposé le bilan le 19 juillet dernier auprès du tribunal de commerce de Nanterre. Un administrateur judiciaire a été nommé et on devrait s'acheminer vers un plan de cession. Une décision pourrait être prise à la mi-septembre. « La chute des volumes du marché liée à la dématérialisation et aux changements de technologie d'impression (-42 % en cinq ans), la hausse des prix du papier, la croissance des prix du transport et de l'énergie et la concurrence des délocalisations ont fortement fragilisé l'entreprise », explique la direction dans un communiqué. Ces derniers mois, et alors qu'elle avait lancé un plan de redéploiement, Lithotech France a subi deux coups durs : la perte du marché de la Direction générale des impôts, puis en mars dernier, une grève générale qui a touché ses cinq sites de production.
Depuis cinq ans, l'entreprise était en proie à des difficultés. Le 5 septembre 2002, le tribunal de commerce de Nanterre retenait la proposition de reprise de la majeure partie des actifs de la société, proposition déposée par le groupe sud-africain BIDvest. Ce groupe, qui a une activité similaire en Afrique du Sud avec sa filiale Lithotech, comptait ainsi sortir de ses frontières, exporter son savoir-faire et bénéficier de celui de Danel, mais aussi profiter de la stabilité de l'euro. Lithotech France était née.
Sous la direction de Jean-Dominique Guiter, l'entreprise a alors vécu une première réorganisation. Et, en avril 2003, a bénéficié d'une augmentation de capital de 5 à 15 millions d'euros. Après une deuxième augmentation de capital de 7,5 millions d'euros en juin 2004, la direction, confrontée aux difficultés du secteur du continu avait mené, début 2005, une nouvelle restructuration, avec à la clé, la suppression d'une cinquantaine de postes et la fermeture du site de Saint-Quentin. Début avril 2006, la société avait été reprise par le fonds d'investissement industriel Verdoso, associé à la direction de Lithotech. En mai de la même année, elle avait annoncé un plan de redéploiement.
vendredi 24 août 2007
Le gouvernement veut développer le crédit d'impôt recherche
Christine Lagarde, ministre des Finances et de l'Emploi, a annoncé une réforme du crédit d'impôt recherche dont bénéficient les entreprises qui innovent. Elle sera inscrite dans le projet de loi de finances pour 2008.
Concrètement, le crédit d'impôt sera porté à 30% des dépenses de recherche effectuées dans la limite de 100 millions d'euros, 5% au-delà.
Les entreprises qui veulent sécuriser fiscalement leur opération pourront toujours demander à bénéficier de la procédure de rescrit. L'administration sera tenue de leur répondre dans un délai de 3 mois (contre 6 mois actuellement).
mercerdi 22 août 2007
Une batterie en papier
C'est la révélation de ce mois : une pile réalisée à base de papier!
De la cellulose, des nanotubes de carbone, du lithium et un peu de sel : la recette est simple, bon marché et facile à réussir. Cet ensemble se solidifie en un film résistant et souple pour devenir, au choix, une batterie ou un condensateur !
Les applications sont nombreuses: de l'univers médical( ex: pace_maker) aux appareils électroniques.
Pour fabriquer une batterie souple, des scientifiques ont eu l'idée d'utiliser. du papier.Ce matériau est connu depuis longtemps comme un excellent isolant pour les condensateurs. L'astuce de l'équipe de l'Institut polytechnique de Troy (Etat de New-York), menée par le chimiste Robert Linhardt, a consisté à diluer la cellulose dans une solution saline puis à ajouter une décoction de nanotubes de carbone.
D'eux-mêmes, ces structures microscopiques s'accumulent au fond de la solution. Après séchage, le résultat est un petit morceau de papier blanc d'un côté et noirci sur l'autre face par les nanotubes (composés de carbone pur). Les chercheurs imbibent alors le papier avec un sel de lithium, qui joue le rôle de l'électrolyte. Du lithium est ensuite déposé sur la feuille, du côté blanc. Cette surface métallisée devient l'électrode positive tandis que la couche de nanotubes fait office d'électrode négative. On obtient l'équivalent d'une batterie lithium-ion.
Par gramme de papier, cette batterie délivre 10 milliampères sous 2 volts (les auteurs n'indiquent pas l'énergie spécifique, que l'on mesure en Wh/kg, watts.heures par kilogramme). Le prototype a pu alimenter un petit ventilateur et une diode électroluminescente. Pour en obtenir davantage, il suffirait d'empiler plusieurs épaisseurs (ce que l'on fait dans une pile électrique et dans un accumulateur). Tolérante à la température, cette batterie fonctionne entre - 70 et + 150 °C.
lundi 20 août 2007
Cession : Le pôle emballage de Saint-Gobain bientôt à vendre
Crédit Suisse voit d’un bon œil l’acquisition par Saint-Gobain de Maxit, une entreprise spécialisée dans les applications prêtes à l’emploi destinées à l’industrie de la construction. « Ce recentrage stratégique dans les produits de l’habitat va se poursuivre », annonce le broker. Il juge « probable » la cession de l’activité emballage du groupe, valorisée à 4,5 milliards d’euros.
lundi 20 août 2007
Entreprises : Fin de la procédure de sauvegarde pour Les Papeteries du Pont de Claix
La société a présenté un plan de sauvegarde lors d’une audience au tribunal de commerce de Grenoble le 25 juillet dernier. Ce plan définit les conditions de règlement des créanciers qui ont accepté, à la majorité, la proposition d’un dividende unique le 20 septembre prochain. Afin de garantir le paiement de ce dividende, la société a en effet constitué des réserves financières au cours de la période de sauvegarde. Ce redressement a été assuré, selon le principal intéressé, par le développement de nouveaux produits, lesquels ont représenté plus de 50 % des ventes du premier semestre 2007. La part du chiffre d’affaires à l’export dépasse désormais les 65 %.